Tout a commencé à Rimini, en Italie.. Grande chambre d’hôtel 5 étoiles, face à la mer, bons restos, et tout le tralala du voyage d’affaire. Rimini à la réputation d’être la ville BSP (beach-sex-party) de l’Italie. Toute la jeunesse dorée de l’Italie du Nord va se trémousser dans les boîtes très hot sur la plage.
C’est peut être la petite Ibizza d’Italie, mais en hiver Rimini est une ville morte : des routes vides, du brouillard, on se croirait dans un film d’Antonioni.
Alors pour me consoler, j’ai décidé d’aller boire mon ristretto dans un bar sur la plage. J’ai fait des kilomètres de côte déserte, décoré de petites cabanes en bois, faisant office de café, mais tout était fermé. La vue d’un chien errant m’a persuadé à abandonner l’idée d’un kawa sur la plage.
MAIS, heureusement qu’il y a les Italiens à Rimini , ils m’ont sauvé!

Imaginez une ville maritime tristounette en hiver, avec un seul bar comme attraction nocturne, on y met un beau serveur, Italien par dessus tout et le tour est joué. Il n’y a pas mieux pour émoustiller la pauvre touriste en quête d’aventure. Il connaît son travail, il est généreux avec nous toutes. Il nous sourit, pose avec nous pour nos photos souvenirs, prépare des cocktails spéciaux aux gingembre et fruits de la passion. Qu’il est beau Roberto !
Et puis il y a Diego que j’ai rencontré dans ce lieu convivial qu’est la queue des toilettes. On y papote, on y ragote, on se chamaille…
Lui c’est l’homme accompli, d’un charisme ravageur, plein d’humour, habillé avec goût, à l’aise en société et avec les femmes et heureusement pour moi amoureux de sa ville et de son histoire. Il m’a montré les bateaux et la maison de Fellini.
Et Andrea….Ce tendre Andrea, ancien danseur étoile avec qui on refait le monde et on parle de littérature tout en dégustant une merveilleuse grappa de 20 ans d’age.
Ah l’Italie et ses éternels amoureux de femmes ! Mlle H chavire…
Je regarde un ballon rond flotter sur la mer, enfoui sous les
nuages. Je ne sais pas si c’est le soleil ou la lune. C’est très
étrange. Je me demande s’il fera nuit ce soir. Comment c’est la nuit
sans l’obscurité…
C’est bien de voyager toute seule. Il y a une excitation et curiosité
qui ne sont pas partagées, qui ne se perdent pas à travers des mots
et des exclamations inutiles. Ça rend l’expérience du voyage plus
intérieure. Du coup on peut l’enfermer dans sa mémoire et la garder
là, longtemps, sans qu’elle s’évapore.
